CLOTURE DES ETATS GENERAUX DE L'ALIMENTATION - DECRYPTAGE

 

Hier, le 21 décembre 2017, s’est tenue la clôture des Etats généraux de l’alimentation. Avec vous, la FNSEA y travaille depuis son lancement en juillet dernier.
Avec deux objectifs partagés régulièrement dans nos différentes instances et au Conseil fédéral :

  • Remettre la construction du prix en marche avant pour recréer les conditions d’un juste prix payé aux agriculteurs
  • Renforcer la confiance sur nos modes de production et faire reconnaitre le travail accompli par les agriculteurs

Les conclusions des 14 ateliers se traduisent par de nombreuses propositions retenues par les pouvoirs publics.

Hier, le 21 décembre 2017, s’est tenue la clôture des Etats généraux de l’alimentation.

Avec vous, la FNSEA y travaille depuis son lancement en juillet dernier. Avec deux objectifs partagés régulièrement dans nos différentes instances et au Conseil fédéral :

  • Remettre la construction du prix en marche avant pour recréer les conditions d’un juste prix payé aux agriculteurs
  • Renforcer la confiance sur nos modes de production et faire reconnaitre le travail accompli par les agriculteurs qui ont déjà engagé les transitions demandées par les consommateurs et la société

Les conclusions des 14 ateliers se traduisent par de nombreuses propositions retenues par les pouvoirs publics, et qui font l’objet d’une appréciation synthétique dans le document joint.
Beaucoup nous conviennent car elles reprennent les propositions que nous avons formulées : elles sont signalées par un "v".

D’autres suscitent notre opposition car elles risquent de se traduire par des interdictions, des sanctions, des distorsions de concurrence vis-à-vis de nos partenaires européens en particulier. Elles sont signalées par un "!".

Enfin certaines propositions demandent encore un travail de finalisation au cours duquel la FNSEA va rester active et vigilante. Elles sont signalées par un "?".

En effet cette clôture des EGA, si elle marque la fin des travaux en ateliers, ne signifie pas la fin du « processus » comme l’a souligné le premier ministre. Les orientations retenues vont se traduire par :

  • Une loi déposée en début d’année, qui fera l’objet du processus parlementaire classique : nous proposerons des amendements et aurons à convaincre
  • Des ordonnances sur lesquelles nous serons consultés 
  • Des consultations sur des feuilles de route dont le calendrier est fixé :
  • Plan « Ambition bio » : fin du 1er trimestre
  • Volet agricole du « grand Plan d’investissement » : Salon de l’Agriculture
  • Plan de réduction progressive des pesticides : fin du 1er trimestre

 
Le travail et la mobilisation continuent.
 
En complément de la vidéo de Christiane Lambert hier soir, et de l’entretien vidéo de Christiane Lambert et Eric Thirouin ce matin, voici une rapide appréciation des annonces :
 
Sur le chantier 1, consacré à la création de valeur et à sa répartition :
La plupart des propositions construites par la FNSEA visant à remettre la construction des prix en marche avant, sont reprises dans le projet de loi et la partie la plus sensible (revalorisation du Seuil de Revente à Perte et Encadrement des promotions) fera l’objet d’une ordonnance comme nous l’avons demandé.
La bataille du prix n’est pas encore gagnée mais c’est un « nouveau code de la route des relations commerciales » qui va être écrit, créant ainsi des règles du jeu plus équitables de nature à permettre un rééquilibrage au profit des agriculteurs, comme l’a dit le Premier Ministre. Pour faire respecter ce code de la route, il faudra des gendarmes et des sanctions. Nous y prendrons notre part !
 
Le Premier Ministre a également salué les engagements des plans de filière qui déclinent concrètement les objectifs que nous avons porté dans les deux chantiers.
 
Sur le chantier 2, il convient de souligner la bataille des mots qui illustrent un état d’esprit et une démarche.
Si le dossier de presse mentionne l’objectif d’une « élimination progressive des pesticides », le Ministre de l’agriculture et le Premier Ministre n’ont pas repris ces termes. Edouard Philippe annonce des propositions « pour limiter l’usage des pesticides ». Il souligne que « ça se prépare, ça s’organise, ça s’accompagne. Surtout quand les filières concernées sont exposées à la concurrence internationale et craignent des distorsions de concurrence, comme c’est le cas des grandes cultures ».
Mesurons le chemin parcouru !
 
De la même façon, le gouvernement est prêt à fixer des objectifs ambitieux sur le développement de l’agriculture biologique : mais avant de confirmer un objectif de 15% de la SAU d’ici 2022, qui constitue « un effort considérable », il renvoie à « la concertation pour déterminer les moyens d’y parvenir » ; il veut éviter les dérapages budgétaires catastrophiques rencontrés en 2017.
 
Nous avons proposé avec 30 organisations professionnelles, un « contrat de solutions pour une trajectoire de progrès pour la protection des plantes ».
Nous prenons acte de l’engagement du Premier Ministre qui, en écho, entend privilégier « la culture de solution plutôt que celle de la norme ».
Nous allons maintenant travailler d’arrache pieds sur ce contrat de solutions afin d’être force de propositions dans la feuille de route que le gouvernement finalisera d’ici fin mars.
 
Et dans la droite ligne des mobilisations syndicales de ces dernières semaines, nous ferons toujours la démonstration que les interdictions, les normes franco-françaises sont contraires aux intérêts de notre secteur et de l’économie de notre pays.

Vous pouvez également consulter :

- la Feuille de Route des EGA

- le discours d'Edouard Philippe, Premier Ministre

- le discours de Stéphane TRAVERT, Ministre de l'Agriculture
 

CARTE MOISSON

 

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