VOTER POUR CONSERVER NOS ATOUTS

 

Les électeurs de la MSA ont jusqu’au 27 janvier pour voter, par correspondance ou en ligne. Pour les agriculteurs, ce scrutin présente des enjeux de premier ordre, c’est le moment de renouveler leur attachement à un régime de protection sociale agricole, donc spécifique. Car la MSA, ce n’est pas « que des cotisations », mais surtout de
nombreux atouts à préserver !

 

Les élections MSA ont lieu tous les 5 ans. Elles permettent de renouveler les nombreux délégués cantonaux qui représentent les électeurs des 3 collèges : exploitants, salariés et employeurs de main d’œuvre. Ils sont près de 500 dans le Lot, titulaires et suppléants, à assurer le lien avec les adhérents. Parmi eux, sont ensuite élus les membres lotois du Conseil d’Administration de notre Caisse MSA Midi-Pyrénées Nord, qui regroupe l’Aveyron, le Tarn, le Tarn-et-Garonne et le Lot.
Pour la profession agricole en particulier, ce scrutin est aussi l’occasion de faire un point sur notre structure mutualiste sociale.
UN REGIME A PART
La MSA, deuxième régime de protection sociale en France, protège l’ensemble de la profession agricole. Ce régime propre possède une véritable spécificité, celle d’être géré par des agriculteurs, des employeurs, et des salariés agricoles élus, qui connaissent par conséquent les réalités concrètes et quotidiennes des adhérents.
Même si son organisation se rapproche de celle du régime général, on ne peut nier la valeur ajoutée du guichet unique, qui permet à l’assuré et à sa famille de n’avoir qu’un seul interlocuteur pour tout ce qui concerne la protection sociale, que ce soit pour la maladie, les prestations familiales, la retraite. Ce qui n'est pas le cas des assurés du régime général qui doivent naviguer entre la caisse d’assurance maladie, les allocations familiales, l’Urssaf, les caisses de retraite....

Mais la MSA, c’est aussi la proximité sur l’ensemble du territoire, essentielle pour la gestion des crises agricoles qui malheureusement se répètent. De plus, notre structure mutualiste est à l’origine d’une offre de services importante pour les territoires parfois délaissés du milieu rural :
crèches, maisons de santé ou de retraite.
De plus, notre caisse mutualiste consacre des moyens importants au service de la prévention des risques professionnels, grâce à un dialogue entre de véritables spécialistes des métiers de l’agriculture.
Pourtant, à l’heure où les règlementations des différents régimes opèrent des rapprochements, certains doutent de l’intérêt de défendre une spécificité agricole. Alors, il convient de se poser les bonnes questions. Quels seraient la légitimité et la force des seuls agriculteurs au sein du régime général pour demander des aménagements sectoriels ? Que deviendraient les dispositifs ciblés de prise en charge ou de report des cotisations en cas de crises ?

Bref, le fonctionnement de notre régime social agricole spécifique apporte de vrais atouts pour les agriculteurs. Le guichet unique, la proximité, la gestion des crises et l’offre de services en milieu rural sont autant de raisons qui justifient notre attachement à notre caisse MSA.

Ne nous trompons pas, le taux de participation à ce scrutin sera attentivement regardé, comme un indicateur essentiel de la détermination du monde agricole à conserver son propre régime de protection sociale, avec ses particularités. C’est pourquoi le message clé est simple :
VOTONS !!

-- Interview --
3 Questions à Georges VERGNES de Pinsac, Administrateur de la MSA Midi-Pyrénées Nord

DPL : Pouvez-vous nous donner quelques exemples de réalisations de la MSA ?
Georges VERGNES : Une caisse de mutualité sociale agricole rassemble plusieurs métiers, pour accomplir de nombreuses missions. Spontanément, on pense aux prestations maladie ou accident, au congés maternité et aux retraites. C’est essentiel mais ce n’est pas tout. Il ne faut pas oublier l’intervention des travailleurs sociaux, l’accompagnement et les services pour faire face à la dépendance en milieu rural, les multiples interventions en matière de prévention, les dispositifs exceptionnels de prise en charge et de report de cotisations, etc.

En outre, citons la création d’indemnités journalières maladie pour les exploitations agricoles et la revalorisation des petites retraites agricoles qui sont des illustrations récentes des acquis obtenus.

DPL : Mi-2013, notre caisse MSA a engagé une réorganisation qui a eu des conséquences sur les services aux assurés. Quelle est la situation ?
G.V. : C’est évidemment une question essentielle, car les assurés sont en droit d’attendre des services à la hauteur de leurs besoins. En premier lieu, il est nécessaire de rappeler que cette réorganisation a été imposée par l’Etat pour des impératifs financiers, elle nous a été imposée. A partir de là, notre caisse a dû séparer les activités dites « de production » de celles liées à la relation avec les adhérents. Un effort considérable a été déployé pour la formation de plus de la moitié du personnel, sur les sites des 4 départements. Cette période de transition a généré des retards dans le traitement des dossiers. Rappelons que les déclarations et paiements en
ligne permettent plus de fluidité dans ce contexte. Le retour à la normale est pour ce début d’année 2015. Les équipes concentrent leurs moyens sur les quelques points d’engorgement qui subsistent, nous y veillons.

DPL : Quels sont les chantiers et les projets que vous portez pour la MSA demain ?
G.V. : Nous avons des attentes très concrètes pour les assurés du régime agricole comme la revalorisation des rentes versées en cas d’accident ou de maladie ou la mise sur un pied d’égalité des exploitants agricoles et des salariés en supprimant l’assiette minimum Amexa. Nous souhaitons également être très actifs sur le sujet des retraites, en demandant notamment une harmonisation des règles du minimum de retraite agricole sur le minimum de retraite du régime général. Il est aussi inconcevable pour nous de ne pas supprimer les minorations appliquées sur les retraites en cas de carrière incomplète pour ceux qui n’atteignent pas le niveau du minimum vieillesse, 800 € par mois ! Le très faible niveau des retraites agricoles doit faire l’objet d’une réflexion importante.
Calculer la retraite des agriculteurs sur les seules 25 meilleures années de revenu, comme pour les salariés et les autres indépendants, nous paraît une piste de réflexion pertinente. Mais nous nous battons aussi pour les droits de tous les agriculteurs, que ce soit sur l’assouplissement des conditions du congé maternité et paternité,
l’accès au RSA, les mesures pour la prise en charge des personnes dépendantes ou encore l’harmonisation du coût du travail en Europe.

 

CARTE MOISSON

 

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